Second weekend – La structure de l’abri
Les choses commencent mal. On avait prévu d’acheter le bois auprès d’une scierie locale. On connaissait à peu près les prix et ils pouvaient nous couper le bois à des longueurs précises, ce qui aurait facilité l’assemblage et diminué les gâchis. Tan pis pour nous, ils étaient fermés pour les congés d’été. A la dernière minute on a du chercher un autre fournisseur et on s’est trouvé à refaire les plans avec ce qu’il y avait de disponible en bois. Au lieu d’avoir des poteaux en une pièce, on a du fabriquer des ‘poteaux assemblés’ sur site. C’était une des options qu’on avait considéré au départ, mais qu’on avait rejeté car très laborieuse. La livraison devait se faire le vendredi entre 10.30 et 11.00, l’entreprise ne pouvant pas nous livrer le samedi. On a vérifié la météo, puis on a passé la commande.
Première journée
Ainsi, on s’est trouvé sur le terrain le vendredi à 10.30. Ayant monté la tente et bu notre café, on attendait notre bois… qui arrivait enfin à 14.00 et seulement parce qu’on a harcelé le livreur pour qu’il change son itinéraire. C’est quand le livreur a tout juste repris sa route, qu’on a mis la première solive en place et qu’on voit qu’il nous a livré des solives de 4 m au lieu de 4,5 m. Après une heure de négociations avec le fournisseur (pendant ce temps on a trouvé une autre façon, plus laborieuse, de faire le sol) il nous a offert une remise et il nous a proposé de rectifier la livraison le lundi. Ces solives étant la toute première étape de la construction, on a du faire avec ce qu’on avait sous la main. Enfin, la construction avait commencé. Vendredi soir, les solives était en place et prêt à recevoir l’OSB formant le sol même.
Seconde journée
Le samedi matin on s’est mis à mettre en place l’OSB. C’était plutôt rapide à part la dernière rangée qui s’avérait être un vrai puzzle. On a fixé les tasseaux servant de base pour les murs et je suis parti chercher les panneaux de toiture pour notre abri qui devait maintenant bientôt être fini.
A peine parti pour 5 minutes, le ciel s’est ouvert. Quand je suis revenu, j’ai trouvé Linda désespérément en train d’assembler des poteaux sous un abri improvisé et sur un sol en bois trempé. C’était le début d’un weekend humide de charpenterie avec un temps aussi hors saison, qu’inattendu.
En bossant sous des bâches en plastique on a su assembler suffisamment de poteaux pour le premier mur et pendant une épisode de pluie un peu plus calme, on a monté le premier mur. Avec une structure en poteaux, traditionnellement le mur est assemblé au sol, puis levé en entier. Vu la façon dont on a dû assembler les poteaux, il était plus facile et moins dangereux de monter le mur poteau par poteau. A la fin de la journée on constate qu’on a monté un seul mur, tandis qu’on avait prévu avoir au moins deux murs de montés, qu’on a un sol en bois qui est trempé et qu’on a un superbe coucher de soleil, les nuage s’étant enfin dissipés.
Troisième journée
La journée commence avec un ciel clair et le sol a pu sécher un peu. On a travaillé à la chaine pour fabriquer les poteaux assemblés de 3 mètres pour le deuxième mur.
Le fait de ne pas travailler sous des bâches a rendu la tâche bien plus facile que la fabrication des poteaux de 2m de la veille. Venue l’heure de déjeuner, le deuxième mur était monté. C’est à ce moment là qu’on s’est rendu compte que l’abri sera immense!
On a mangé vite fait et on s’est mis au troisième mur. Après quelques calculs pour s’assurer d’utiliser notre bois de façon efficace, on a rapidement fini les poteaux pour le troisième et quatrième mur, ce dernier comprenant la porte.
La mise en place des chevrons a nécessité une bonne dose d’improvisation. Le changement de méthode de construction a fait qu’on ne pouvait plus fixer les chevrons comme on avait prévu. A un certain moment la lisse haute et le chevron se battait pour le même emplacement. Une une série de coupes expérimentales des chevrons plus tard, on a trouvé la longueur optimale après quoi on a pu les monter assez vite.
Non sans un certain goût pour les choses dramatiques, l’orage éclate juste au moment où on a mis en place le dernier poteau et qu’on est en train d’admirer notre travail. Soudainement on s’est trouvé à tenir debout nos murs avec nos bras tout en essayant de tirer une bâche par dessus les poteaux afin de protéger le sol d’une nouvelle inondation. Après avoir mis en place des supports et une certaine protection contre la pluie on a rangé nos outils.
Quatrième journée (deux jours de retard!)
La pluie avait de nouveau cessé et on a enveloppé le bâtiment de plastique. Ensuite on a mis le toit. Tout d’abord, il a fallu fixer les pannes sur les chevrons. Ensuite on a pu visser les plaques ondulées bitumées sur les pannes pour faire le toit. On a fini en fin de matinée, on a rangé nos outils et on est rentré. En fin de compte, ça a pris à peu près le temps qu’on avait prévu, sauf qu’on a perdu une journée entière entre le retard de la livraison et le mauvais temps.